Y frais

Paroles : Edgar Bori, Gustave et Gaspard.
Musique: Edgar Bori, Gustave et Gaspard, Pierre Pagé.
1995
Y frais di magie, frais d'imaginaire
Y frais d'imaginer mon minou
Y f'rait peur aux poules 
Y f'rait peur aux poulettes
Y f'rait peur à bien des rendez-vous

Y frais di magie
Frais peu ordinaire
Farandoles chez les loups
Fier de rendre heureux les mordus de poussière
Écrirait sur les toits des mots doux

Cesse de tant vouloir 
Toi dont l'âme est morose
Prends le tour d'y voir mieux que personne
Y frais di magie, remède aux névroses
Face à la fanfare des fanfarons, des fanfaronnes

Que des idées noires nous poussent à la poubelle
Qu'on ne se joue plus au parchési
Que les artifices se soient éteints dans le ciel
Qu'à bord de nos yeux plane l'ennui

Épris de patati 
Et pris de mes nouvelles
Et pris le chemin de mes amis
Au prix de ma vie plumé de mes bretelles
Triste le pouls de mon complet gris

Mal insensé 
Au point de manquer d'air
Au point d'oublier les confettis
Plus on se fait vieux 
Moins on sait quoi faire
Pour finir en berçant la galerie
Balâm

Regagne tes rêves
Si la vue n'est pas rose
Voilée de raison et d'amnésie 
Dis à l'hôpital que tu as grandi 
Ose
Dis que tu ne reviendras pas jeudi 

Un éléphant qui trompe l'univers 
Écoutant Wagner et Vivaldi
Armé d'une ombrelle assis sur un fil de fer
Traitant du temps avec une souris

Un petit canard libloup la baloupe
Loupa samouraï y débouli ploup
Lourd de son coeur lourd 
Il allait s'y noyer
Mais son courage l'en a empêché
Lourd de sans amour
Sans allant dans l'allée
Loin de voir la lune illuminée

Train d'enfer 
À perdre la bonne heure
Qu'est-ce que c'est que cette peur de dérailler?
Qui ne dit magie qui ne dit magie meurt
On ne s'imagine plus les prés
On n'imagine plus les prés 

Bal d'amers sur terre
Adieu cent millénaires
Accoudés au coeur de tout gâcher
Nourris de tape-à-l'oeil 
Vissés à nos oeillères
On ne s'imagine plus les fées
On n'imagine plus
Bâlam



Ils ont interprété la chanson:

Edgar Bori (1995).

Parution initiale:

Vire et valse la vie d'Edgar Bori. (1995, Disques Passeport, PAS-CD-1208).