Y frais di magie, frais d'imaginaire Y frais d'imaginer mon minou Y f'rait peur aux poules Y f'rait peur aux poulettes Y f'rait peur à bien des rendez-vous Y frais di magie Frais peu ordinaire Farandoles chez les loups Fier de rendre heureux les mordus de poussière Écrirait sur les toits des mots doux Cesse de tant vouloir Toi dont l'âme est morose Prends le tour d'y voir mieux que personne Y frais di magie, remède aux névroses Face à la fanfare des fanfarons, des fanfaronnes Que des idées noires nous poussent à la poubelle Qu'on ne se joue plus au parchési Que les artifices se soient éteints dans le ciel Qu'à bord de nos yeux plane l'ennui Épris de patati Et pris de mes nouvelles Et pris le chemin de mes amis Au prix de ma vie plumé de mes bretelles Triste le pouls de mon complet gris Mal insensé Au point de manquer d'air Au point d'oublier les confettis Plus on se fait vieux Moins on sait quoi faire Pour finir en berçant la galerie Balâm Regagne tes rêves Si la vue n'est pas rose Voilée de raison et d'amnésie Dis à l'hôpital que tu as grandi Ose Dis que tu ne reviendras pas jeudi Un éléphant qui trompe l'univers Écoutant Wagner et Vivaldi Armé d'une ombrelle assis sur un fil de fer Traitant du temps avec une souris Un petit canard libloup la baloupe Loupa samouraï y débouli ploup Lourd de son coeur lourd Il allait s'y noyer Mais son courage l'en a empêché Lourd de sans amour Sans allant dans l'allée Loin de voir la lune illuminée Train d'enfer À perdre la bonne heure Qu'est-ce que c'est que cette peur de dérailler? Qui ne dit magie qui ne dit magie meurt On ne s'imagine plus les prés On n'imagine plus les prés Bal d'amers sur terre Adieu cent millénaires Accoudés au coeur de tout gâcher Nourris de tape-à-l'oeil Vissés à nos oeillères On ne s'imagine plus les fées On n'imagine plus Bâlam