Tu n'auras pas le temps

Paroles : Jean-Michel Bartnicki.
Musique : Mario Campanozzi.
2000
Tu n'auras pas le temps
De devenir cette femme
Qui se souvient de ses printemps
Comme des souvenirs qui enflamment 

Toutes les rides de son visage
Pour un rendez-vous avec sa jeunesse
Comme avec un livre dont on tourne les pages
Non, tu n'auras pas ce temps qui te presse

Ennemi et compagnon de tes souffrances
Dans cet aujourd'hui qui te détruit
Plus vite à chaque seconde en transe
Inéluctablement, presque sans bruits

Le soleil brille dehors
Mais, dans ton regard perdu 
C'est déjà l'hiver ton décor
Celui du silence suspendu

Tu n'auras pas le temps
De voir ton fils te montrer
Combien il t'aime vraiment
Lui qui semble si outré

De te voir ainsi souffrir
Comme si tu étais responsable 
De tous tes maux et même pire 
Et de ta déchéance insupportable

Pardonne-lui, il ne sait pas
Car, il ne veut pas savoir
Et s'il n'admet pas ton trépas 
C'est qu'il ose encore croire

Qu'un miracle va se produire
Et que sa maman, à nouveau,
Pourra encore longtemps séduire
Avec naturel et avec brio

Le soleil brille dehors
Mais, dans ton regard perdu 
C'est l'hiver ton décor 
Celui du silence suspendu

Tu n'auras pas le temps
De courir te blottir contre le coeur 
De ton frère et tes soeurs mécontents
De leur impuissance pour leur soeur

Assommés par le chagrin
Furieux contre le monde entier
Qui laisse s'accomplir le destin 
Comme une fatalité sans pitié

Pourtant eux aussi veulent espérer
Que tout ira pour le mieux
Et que, bientôt, tu seras délivrée
De ces maudits corps silencieux

Qui te rongent jusqu'à l'âme
Et qui se fichent bien de toi
Merveilleuse petite femme
Reine promise pour un roi

Le soleil brille dehors
Mais, dans ton regard perdu 
C'est l'hiver ton décor 
Celui du silence suspendu

Tu n'as pas encore trop mal
Tu n'en es qu'au début du calvaire
Mais, chaque jour, ce n'est pas normal
Tu deviens plus pâle qu'un suaire

Tu ne réclames personne
Sauf la chaleur des tiens
Et plus d'amour, des tonnes
De je t'aime, car tu le vaux bien

Tu regardes la vie avec tant d'envie 
Toutes ces choses simples 
Que les hommes oublient
Dans cette société qui les ensevelit

Tu voudrais leur dire
Que tous ces petits riens
C'est du bonheur qu'on respire
Mais, déjà, tu es trop loin

Le soleil brille dehors
Mais, dans ton regard perdu 
C'est l'hiver ton décor 
Celui du silence devenu 

Non, tu n'as pas eu assez de temps
Pas assez ... pas assez... plus assez...



Ils ont interprété la chanson:

Mario Campanozzi (2002).

Parution initiale:

Donnée non disponible.