À tout moment j'évite de regarder le vide La vie rattrape vite le travailleur avide J'ai la peau toute blanche de moins en moins je pense Aux choses qui déclenchent le fou en moi qui danse Parce que je travaille J'oublie de m'arrêter J'oublie de respirer De ressentir Parce que je travaille J'oublie de m'arrêter J'oublie de respirer De réfléchir Je vois des gens qui fêtent des gens qui se souviennent Qu'ils sont devenus bêtes semaine après semaine Et moi ducon je glisse dans l'illusion d'optique Mes rêves se tarissent la cervelle me pique Parce que je travaille... S'il faut payer sa dette aux doyens de la terre Frotter de sa lavette le cul de Dieu le père Pourrais-je si possible ne pas perdre racine Moi qui étais sensible je deviens mur de Chine Parce que je travaille... Travailler dans un profond sommeil Pour pas manquer d'oseille Devenir imbécile Sans recharger la pile S'éloigner de sa bulle Sans prendre de recul Mordre dans la poussière Sans jamais y voir clair