Tout va bien

Paroles et musique: Michel Rivard
1976
Les Éditions Sauvages

Né à Montréal d'une famille normale
Élevé dans le noir entre la T.V. et le purgatoire
Sorti de l'école rempli de symboles et de bonnes manières

Perdu dans ses rêves pendant tant d'années
À pas pouvoir les dire, à se les raconter avant de s'endormir
Lancé en amour, pogné dans le détour quand on découvre un jour
Que ce qu'on avait voulu était moins beau en dedans qu'autour

Ayez pitié de l'homme qui a peur
Prenez-lui la main quand il pleure
Amenez-le doucement danser jusqu'au petit matin
Donnez-lui le goût de croire que tout va bien

Caché dans les bars où la nuit vient tard et où le jour se perd
À trouver des remèdes pour le mal de mer
Des lendemains de veille aussi vides et creux que le fond des bouteilles

Connu ses amis dans un bal masqué en beaux habits de soirée
À pas vouloir se dire si on était déguisés
Endormis debout entre le sommeil et l'université
Sur des débuts de phrases et des idées de tout changer

Ayez pitié de l'homme qui a peur
Prenez-lui la main quand il pleure
Amenez-le doucement danser jusqu'au petit matin
Donnez-lui le goût de croire que tout va bien

Ayez pitié de l'homme qui a peur
Prenez-lui la main quand il pleure
Amenez-le doucement danser jusqu'au petit matin
Donnez-lui le goût de croire que tout va bien

Penché sur sa vie comme sur un cahier
À composer des rimes pour ses vieux péchés au lieu d'en inventer
Perché sur sa ville, un oiseau fébrile avant de s'envoler

Assis sur le bord de votre grand lit, vous l'écoutez parler
C'est fou tout ce qu'on peut dire quand on a juste une nuit
Votre main est douce, votre main se glisse dans la main de l'homme
Et votre sourire lui dit de rester jusqu'à demain

Ayez pitié de l'homme qui a peur
Prenez-lui la main quand il pleure
Amenez-le doucement danser jusqu'au petit matin
Donnez-lui le goût de croire que tout va bien
Amenez-le doucement danser jusqu'à demain matin
Donnez-lui le goût de croire que tout va bien



Ils ont interprété la chanson:

Beau Dommage (1976).
Michel Rivard (1985).

Parution initiale:

Un autre jour arrive en ville... de Beau Dommage. (1976, Capitol, ST-70048).