Toureloup, le loup Le loup allant rôdant, le pas pesant Le nez au vent battant les champs de blé Parsemés de piquants L'eau, de l'eau coulait Il n'entendait rien, l'enfant qui jouait Les pieds dans le ruisseau, le dos tourné Tourné, tourné au loup, reloup, le loup Le loup allant rôdant, le pas pesant Rôdant près du ruisseau devenu gros En ce temps de printemps Le loup se dit en lui même... "Tant de temps mettant Au visage d'un enfant des traits méchants Ne devrai-je pas le tuer Tout doucement, noyé dans l'eau glacée" Par derrière, dessous ses cheveux dans le cou Mordit l'enfant Le jeta au courant Il dort encore Dans ce lit printanier Pour l'éternité