Un dimanche après-midi, j'étais assis dans un parc Sur un banc il y avait un vieux qui me regardait Il me dit : Je te connais toi, je t'ai vu à la télé Tu commences ta vie et tu veux chanter Allez vient, je vais te parler Tu sais mon enfant, si je pouvais chanter, je n'ai pas ce talent Et ma vie est terminée J'ai vu dans ses yeux, une larme couler En prenant ma main, il m'a dit pour qui chanter Si tu chantes des chansons, fais-le pour les tout-petits Ceux qui n'ont jamais raison, qui ne sont rien dans la vie Tu chanteras tes chanson pour ceux qu'on a oubliés Ceux qui n'ont pas de renom, qui ne savent pas chanter Chante pour les filles de Tanguay Qu'on a jamais su aimer Pour les femmes qui sont battues par des gars qui ont trop bu Pour tous ces gens enfermés Dans les asiles d'aliénés Qui sont souvent bien moins fous Que ceux qui les ont jugés Pour les gens qui ont perdu un parent ou un ami Les malades qu'on ne voit plus et qui pleurent souvent la nuit Pour tous les enfants du monde, dont les parents sont séparés Pour tous les vieux qu'on oublie et qu'on renferme dans les foyers Pour les jeunes aux coins des rues Qui se droguent pour oublier Pour les filles qui dansent nues Pour que leurs enfants puissent manger Pour les gars dans les prisons Qui espèrent le pardon Pour tous les gens déprimés qui ont perdu le goût d'aimer