À tous ceux que je dénonce Je prédis des temps troubles Des bourrasques de vent De pluie et de grêle Des tas de poings levés Et des cris de colère À tous ceux que je dénonce Je prédis des temps troubles Vous vipères d'aquarium Et pédants élégants Vous banquiers synonymes D'obsédés impuissants Votre fric vous aveugle Vous sert de paravent Devant moi qui fulmine Tout en étant patient Car dans mes rêves la nuit C'est des banquiers que je pends Vous gendarmes de mes deux Protecteurs du système J'agonise tant et tant Rien qu'à sentir votre haleine Pareil à la charogne Que vous serez un jour Le mois de mai c'est joli Pour se parler d'amour Car dans mes rêves la nuit C'est des flics que je pends À tous ceux que je dénonce Je prédis des temps troubles Des bourrasques de vent De pluie et de grêle Des tas de poings levés Et des cris de colère À tous ceux que je dénonce Je prédis des temps troubles Vous politico-migrateurs Arnaqueurs de première Panoplie de pourris Et trop faible est le verbe Vous susurrez vos dires Mais vos dires m'indiffèrent Ils sont le préambule D'une maladie primaire Car dans mes rêves la nuit C'est le pouvoir que je pends Vous patrons exploiteurs Héliogabale en rut Mon combat m'interpelle Me prédit votre chute Il n'est point de violence Pire que le déclin D'une vie qui balance Entre deux alexandrins Car dans mes rêves la nuit C'est des patrons que je pends À tous ceux que je dénonce Je prédis des temps troubles Des bourrasques de vent De pluie et de grêle Des tas de poings levés Et des cris de colère À tous ceux que je dénonce Je prédis des temps troubles Et j'entends déjà La rumeur de la foule