Plus tendres sont les mots Plus intense est le délire Mais à ne pas les entendre Se meurt le désir Il parle le langage De tous ces délaissés Ces rebelles-loubards Qui n'ont rien à donner Que des grands coups de pétards Que des grands coups de pétards Lorsque la nuit descend Sur sa ville pourrie Il retrouve sa bande Où il se sent chez lui La moitié de l'univers Ne peut plus supporter Ces hommes-dromadaires Qui ne pensent qu'à faire du blé Qui ne savent même plus rêver Qui ne savent même plus rêver Ces rebelles-loubards Je les sens dans ma peau Ils traînent leur révolte Comme je gueule mes mots Les filles il les aime bien Mais il a peur de l'amour Il a peur de se faire jeter Dès le lever du jour Alors il joue les durs Se forge une carapace À grands coups de morsures Il ne cède pas de place À ces phrases de velours À ces phrases de velours Ces rebelles-loubards Je les sens dans ma peau Ils traînent leur révolte Comme je gueule mes mots Vous les politiciens Les psychologues de mes couilles Refermez donc vos livres Arrêtez vos discours Vos flics et vos soldats Ne pourront arrêter Cet orage qui gronde Comme un fleuve déchaîné Que vous avez créé Ces rebelles-loubards Je les sens dans ma peau Ils traînent leur révolte Comme je gueule mes mots Ces rebelles-loubards Je les sens dans ma peau Ils traînent leur révolte Comme je dégueule mes mots