Je sais si bien qu'en ce moment Vraiment rien dans ta vie N'appelle le printemps Les saisons sont des nuits Dans les murs de l'ennui Lune d'insomnie Tu crois que la vie te trahit Et qu'elle t'ouvre le coeur À coups de bistouri Et ton miroir se meurt Tu ne vois plus ton visage Tu perds ton image Je te tends la main aujourd'hui Comme on la tend à un ami Je n'ai pas l'âme d'un sauveur Mais je vois bien dans tes yeux La douleur et la peur Je t'ai pourtant connu rebelle Défiant chaque instant Prêt à tous les duels Dis-moi quels vents brûlants Dis-moi quelle tourmente T'intimident et te hantent Pourquoi tant vouloir te soustraire De ton itinéraire Par le jeu de l'oubli Ouvre un peu les paupières Laisse entrer la lumière Comme un rayon de vie Je te tends la main aujourd'hui Comme on la tend à un ami Ne te sens pas menacé Je serai là à tes côtés Et tu me le diras Je m'en irai Quand tu le voudras Et tu me le diras Je m'en irai Quand tu le voudras Quand tu le voudras Je te tends la main aujourd'hui Comme on la tend à un ami Je resterai là sans parler Nous laisserons le temps s'écouler Et tu me le diras Je m'en irai Quand tu le voudras Et tu me le diras Je m'en irai Quand tu le voudras Quand tu le voudras Quand tu le voudras Quand tu le voudras