Je connais un pays Où les âmes sont à vendre ou à louer Elles sont abandonnées Oubliées là, évaporées De force dans des sacs de papier Dans le but de les étouffer Dans des vapeurs de cognac Dans des draps jamais nettoyés Un pays étranger J’ai connu ce pays Je connais un pays Où les femmes tournent toujours Toujours en rond Autour des boules en miroir En attente des désirs En attente de tous les plaisirs Petites filles étaient prévenues Elles n’auraient jamais cru Ces pays sont les tiroirs De ton passé, de ta mémoire Ce qui reste de tes valeurs De tes aveux, de ton histoire En attente, des désirs En attente de tous les plaisirs Enfants, nous étions prévenus Je connais un pays Où les voix qu’on y entend sont si belles Qu’est-ce que ces voix te rappellent Les frissons sont nouveaux Les seuls de la saison On s’atrophie à se durcir Qu’elles qu’en soient les raisons Ces pays sont les tiroirs De ton passé, de ta mémoire Ce qui reste de tes valeurs De tes aveux, de ton histoire En attente, des désirs En attente de tous les plaisirs Enfants, nous étions prévenus Je vous le dis, preuve à l’appui Qu’à quelque chose, malheur est bon Mais ne jamais jamais retourner dans ces pays Je vous le dis, preuve à l’appui Qu’à quelques proses, malheur est bon Pour ne jamais jamais retourner dans ces pays Ces pays sont les tiroirs De ton passé, de ta mémoire Ce qui reste de tes valeurs De tes aveux, de ton histoire En attente, des désirs En attente de tous les plaisirs Enfants, nous étions prévenus