Maria et l'eau

Paroles et musique : Alain Simard.
1996
Éditions Onze heures 11
Il s'est passé au moins une heure 
Avant qu'elle ne revienne
Et moi je suis resté par terre 
Devant son album de photos
Toute sa vie défilait devant mes yeux 
Comme si je me noyais pour elle
Dans un verre de vodka

Étendu sur sa moquette 
La pièce d'ailleurs était beaucoup trop sèche
Car je prenais des petits chocs 
À chaque page du bout des doigts
Que je tournais 
J'voulais être proche et lui dire à quel point
J'avais souvent rêvé d'elle
Rêvé d'elle
Rêvé d'elle
Rêvé d'elle

Et je sens le sang qui bout en moi
Quand elle me regarde à chaque fois
Et malgré les risques
Malgré les pages de statistiques
Je n'me méfie pas

Son regard dans mon regard 
Avait quelque chose qui tenait du soir
Bien caché dans le creux de sa main moite 
Et lové dans le cachot de ma soif
Elle était obsédée par le cadran au quartz 
Qui indiquait toujours
Onze heures onze et onze secondes
Et plus tard dans la salle de bain 
Dans la baignoire la peau blanche de ses seins
Elle parlait de ses liens avec son père
J'ai vu à travers le puits de lumière
Que le jour se levait 
Que le ciel pâlissait sur sa peau qui glissait
Dans l'eau en silence

Et je sens le sang qui bout en moi
Quand elle me regarde à chaque fois
Et malgré les risques
Malgré les pages de statistiques
Je n'me méfie pas



Ils ont interprété la chanson:

Alain Simard (1996).

Parution initiale:

Alain Simard de Alain Simard (1996, Productions Tourne-Disque, TD2-1018).