Que se concrétisent ces mots Qu’ils ne soient pas écrits en vain Que le bébé dans son berceau À la minute où il a faim Reçoive une part de tendresse Mêlée à son pain quotidien Et qu’il découvre dans ce geste La force de devenir humain Litanies pour un monde meilleur (bis) Qu’aux quatre vents, le coeur s’expose Sans jamais devoir s’abriter Que pour rien au monde les choses Ne soient exprimées qu’à moitié Et que les cris les plus intenses Soient ceux de l’éblouissement Loin de l’effroi de la violence Près de la fureur des amants Litanies pour un monde meilleur (bis) Que chacun traverse l’enfance Ayant à portée de ses mains La caresse d’une présence Qui le guérit de ses chagrins Que cessent les assauts, les coups Trop souvent passés sous silence Quand la sauvagerie des loups Meurtrit le temps de l’innocence Que la forêt que l’on torture Sans se soucier des lendemains Se prodigue dans la nature Pas dans les journaux baratin Et que la source salutaire Qu’on pille sans discernement Déferle en dépit des frontières Abreuve tous les continents Litanies pour un monde meilleur (bis) Qu’on endigue d’un voeu commun L’obscénité où l’on se vautre Quand la fragilité des uns Attise le pouvoir des autres Que tout ce qui n’est pas sincère Périsse dans l’écume des jours Avec l’infamie de la guerre L’indigence du désamour Que nos chemins sur cette terre Puissent être tracés librement Hors des bourbiers de la misère Des murs de l’asservissement Que l’imagination l’emporte Sur le mimétisme falot Qu’elle déleste la cohorte Du lourd silence des agneaux Litanies pour un monde meilleur (bis) Que se concrétisent ces mots Qu’ils ne soient pas écrits en vain Que le bébé dans son berceau À la minute où il a faim Reçoive une part de tendresse Mêlée à son pain quotidien Et qu’il découvre dans ce geste La force de devenir humain Litanies pour un monde meilleur (bis)