Elle avait presque sept fois mon âge Je n'ai jamais pu l'oublier Avec sa longue robe fleurie Et son veston dépareillé Elle avait quand même l'air si fière Si fière de voir les jours filer À compter les passants passer À fredonner la même chanson Puis elle marchait de rue en rue En demandant un peu d'argent Pour se payer de quoi manger Ou pour rafraîchir son été Puis elle marchait de rue en rue En chantant la même chanson Celle qui la rendait heureuse Celle qui charmait tous les gens Il s'est passé plusieurs saisons Sans que la vieille dame n'apparaisse Sa solitude était restée Presque imprimée sur les trottoirs Et plus les années ont passé Je croyais l'avoir oublié Quand soudain le vent a soufflé Comme un secret sa mélodie Elle était enfin de retour Sans jamais cesser de chanter Bien assise sur la chaise Qu'une dame faisait rouler Puis elle roulait de rue en rue En chantant la même chanson Celle qui la rendait heureuse Celle qui charmait tous les gens Puis elle roulait de rue en rue La Line di line de tous les temps En chantant la même chanson Celle qui me suivra bien longtemps Line di line di line di line di Line di line di line di Line di line di line di line di Line di line di line di