Sous le soleil du grand désert Où le vent souffle la poussière Un fier cow-boy nommé John Smith Faisait la loi en solitaire Bien qu’il était un néophyte Il savait jouer du revolver Il gouvernait en prosélyte Sur son troupeau de mammifère Il se croyait venu des cieux Il voulait liberté en tous lieux Il débarquait en criant : Veuillez laisser pâturer le troupeau de Dieu Le bon berger et son cheptel À travers champs et arc-en-ciel Extirpaient toute la verdure Ornant les plaines éternelles Engouffrant cette nourriture Dans une orgie perpétuelle Souvent les pauvres créatures Triplaient leur charge corporelle John Smith n’était pas malheureux D’avoir une horde d’adipeux Les maîtriser était facile Car ils étaient peu vigoureux Les bons bestiaux gras et dociles Suivaient le pâtre impétueux Qui pour passer les prés hostiles Tiraient au loin des coups de feu À grignoter les paysages Dans ce gourmand pèlerinage Le gros gibier à son insu Avait creusé son sarcophage John Smith n’était pas trop déçu De voir des morts dans son sillage Car ces funestes tumulus Seraient parfaits pour le forage Il se croyait venu des cieux Il voulait liberté en tous lieux Il débarquait en criant : Veuillez laisser pâturer le troupeau de Dieu