Je m'appelle Gargantua, je suis un garçonnet Mon papa Grandgousier est fier de m'avoir fait Il clame à tous les vents : "À cinq ans, qui l'eût cru Mon fils a inventé un nouveau torche-cul " Remercions en choeur le petit Gargantua Qui évite aux chrétiens de se salir les doigts Je n'ai jamais besoin de me torcher le cul Quand il est tout propret et brille comme un écu Pour ce torcher on doit chier auparavant Tout le propos torcheculatif en dépend Le p'tit Gargantua est un enfant surdoué Il connaît déjà tout sur le boyau culier À la suite d'une curieuse et longue expérience J'ai inventé un moyen de me torcher le cul Le plus royal, le plus seigneurial, les plus excellent Qui fut jamais connu Je vais vous conter comment J'y arrivai. Écoutez : Je me torchais une fois d'un masque de velours Celui d'une demoiselle qui fréquentait la cour Le toucher de la soie me causa au fondement Une chaude volupté par son doux frottement Le p'tit Gargantua est un grand raffiné Tout ce qu'il nous raconte est vraiment bien torché Une autre fois, je pris les oreillettes de satin cramoisie De cette même demoiselle, mais le frottement des dorures Auxquelles s'accrochaient les morceaux de merde M'écorchait tout le derrière Oh que le feu de St Antoine brûle le cul de l'orfèvre Qui les fit et de la demoiselle qui les porta ! Heureusement j'en fus guéri en me torchant le lendemain Des gants de ma maman parfumés au benjoin J'essayais la laitue, la gibecière, le panier L'oreiller, le fichu, l'épinard, le papier Un très bon torche-cul, c'est le bonnet à poil Car il absorbe bien la matière fécale Le p'tit Gargantua est bon pour la Sorbonne Sur les problèmes du cul, il ne craint plus personne ! Mais le plus raffiné de tous les torche-culs C'est l'oison duveté, il a toutes les vertus Si on le tient serré, la tête entre les cuisses On sent une volupté purificatrice Oh croyez m'en sur mon honneur ! Vous sentez au trou du cul une volupté mirifique Tant par la douceur de ce duvet que par la chaleur tempérée de l'oison Laquelle est facilement communiquée au boyer culier Et autres intestins jusqu'à venir à la région du coeur Et du cerveau ... Si les Dieux sont heureux dans les Champs Elysées C'n'est pas grâce au Nectar, à l'immortalité C'est qu'ils se torchent le cul avec un oison Tous les grands philosophes Athées ou Théosophes Les ricains, les popovs Partagent cette opinion !