Le torche-cul

Paroles : François Rabelais et Ricet Barrier.
Musique : Ricet Barrier et Bernard Lelou.
1987
Je m'appelle Gargantua, je suis un garçonnet
Mon papa Grandgousier est fier de m'avoir fait
Il clame à tous les vents : "À cinq ans, qui l'eût cru
Mon fils a inventé un nouveau torche-cul "

Remercions en choeur le petit Gargantua
Qui évite aux chrétiens de se salir les doigts

Je n'ai jamais besoin de me torcher le cul
Quand il est tout propret et brille comme un écu
Pour ce torcher on doit chier auparavant
Tout le propos torcheculatif en dépend

Le p'tit Gargantua est un enfant surdoué
Il connaît déjà tout sur le boyau culier

À la suite d'une curieuse et longue expérience
J'ai inventé un moyen de me torcher le cul
Le plus royal, le plus seigneurial, les plus excellent
Qui fut jamais connu
Je vais vous conter comment
J'y arrivai. 

Écoutez :
Je me torchais une  fois d'un masque de velours
Celui d'une demoiselle qui fréquentait la cour
Le toucher de la soie me causa au fondement
Une chaude volupté par son doux frottement

Le p'tit Gargantua est un grand raffiné
Tout ce qu'il nous raconte est vraiment bien torché

Une autre fois, je pris les oreillettes de satin cramoisie
De cette même demoiselle, mais le frottement des dorures
Auxquelles s'accrochaient les morceaux de merde 
M'écorchait tout le derrière
Oh que le feu de St Antoine brûle le cul de l'orfèvre 
Qui les fit et de la demoiselle qui les porta !
Heureusement j'en fus guéri en me torchant le lendemain
Des gants de ma maman parfumés au benjoin
J'essayais la laitue, la gibecière, le panier
L'oreiller, le fichu, l'épinard, le papier
Un très bon torche-cul, c'est le bonnet à poil
Car il absorbe bien la matière fécale

Le p'tit Gargantua est bon pour la Sorbonne
Sur les problèmes du cul, il ne craint plus personne !

Mais le plus raffiné de tous les torche-culs
C'est l'oison duveté, il a toutes les vertus
Si on le tient serré, la tête entre les cuisses
On sent une volupté purificatrice
Oh croyez m'en sur mon honneur ! 
Vous sentez au trou du cul une volupté mirifique 
Tant par la douceur de ce duvet que par la chaleur tempérée de l'oison
Laquelle est facilement communiquée au boyer culier
Et autres intestins jusqu'à venir à la région du coeur
Et du cerveau ...

Si les Dieux sont heureux dans les Champs Elysées
C'n'est pas grâce au Nectar, à l'immortalité
C'est qu'ils se torchent le cul avec un oison
Tous les grands philosophes
Athées ou Théosophes
Les ricains, les popovs
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Ils ont interprété la chanson:

Ricet Barrier (1987).

Parution initiale:

Le cul de la patronne de Ricet Barrier (1987, Seeds Records, SCD 104).