Je vois les blés qui poussent toujours Ils profitent du soleil et de la rosée À moi, on vole mes amours Jusqu'à la nausée ! Et pourtant, et pourtant je vole Au-dessus de ce champ Il faut que je m'affole Que je fiche le camp ! Je suis l'oiseau blessé J'aime pas les mauvaises graines J'aime pas l'ivraie Pas plus que les chaînes ! Ce n'est pas à mon âge À l'époque de la moisson Qu'on va me mettre dans une cage Sans raison ! Et pendant ce temps je vois le blé qui pousse Et pendant ce temps toujours je vais Je vais cueillir la fine mousse On ne sait jamais ! On m'a volé mes amours Dans un champ de blé Je n'ai pas de recours On a tout fauché ! C'était si bon de s'envoler De s'engager pour la vie À aimer, à aimer Sous le soleil ou sous la pluie ! Mais... les blés Ceux qui poussent sans rien dire Cachent parfois des amours fanés Pour vous détruire ! Un peu comme ce navire Sur la mer des mauvais jours Des fois je chavire Loin de mes amours ! Quand je pense à ce champ de Blé Mon âme s'épouvante L'oiseau s'est envolé À la nuit tombante ! Je suis l'oiseau blessé J'aime pas les mauvaises graines J'aime pas l'ivraie Pas plus que les chaînes ! À la nuit tombante L'oiseau s'est envolé L'oiseau s'est envolé À la nuit tombante ! À la nuit tombante !