Tu m’es depuis toujours promise Je te suis éperdument dû Tu es telle la rime insoumise Qui guide la main perdue Tu pousses de pensées impossibles Tu fleuris dans l’instant improbable Et ta beauté est multiple Et tes voies demeurent impénétrables Tu me déclenches l’alarme Tu possèdes l’attrait des gouffres Et des silences à éventrer le vacarme Tu es celle pour qui déjà je souffre Tu es le précipice où je me précipiterai Tu tends mon corps comme un arc vers toi Tu m’aspires tout au bord de tes lèvres Tu t’insères dans le souffle de mes pas Jusqu’au second souffle de mes nuits de fièvres Tu m’attires la nuit dans l’ombre à l’écart Et tu me noies dans un délire habité De souvenirs tombant en lambeaux de brouillard Et tu me ressuscites sur une plage désertée Tu es le précipice où je me précipite Tu es le précipice où je me précipiterai