Je marche dans la ville dans le bruit des voitures Je cours entre les files, mais où est la nature ? Dans la cité tranquille, les squares sont déserts Quelques sans domiciles, sur un banc, sont au vert Je suis le poète du bitume Le Prévert du macadam Je prose dans l'atmosphère qui fume La rime au vague à l'âme Le métro déambule dans un monde souterrain Ni fleurs, ni pédoncules arpentent son chemin La poésie s'étouffe, esclave du béton Je cherche un second souffle, j'écris mais à quoi bon ! Je suis le poète du bitume Le Prévert du macadam Je prose dans l'atmosphère qui fume La rime au vague à l'âme Je cherche une raison d'apposer sur la feuille Toutes les sensations que mon esprit recueille La foule a pris la rue, c'est l'heure du trépas Ma plume n'en peut plus, alors j'rentre chez moi Fini, le poète du bitume Le Prévert du macadam Terminée, l'atmosphère qui fume La rime a rendu l'âme Je réessaierai demain