Le coq a vu Le jour se lever Moi je suis resté dans mon lit Les volets fermés Je craquais les yeux Pour mieux me retourner J'ai vu le cadran les aiguilles Et le coucou envolé Oh ! Non, encore en retard J'ai du pain sur la planche Pas le temps pour le ménage J'attrape la presse du quartier Et une orange au passage Pour me rendre au travail Je n'ai qu'à faire quelques pas Mais voilà que l'autobus baille Et m'avale jusque-là Une chaussette bleue et l'autre brune J'ai encore un pied dans le sommeil Je suis un peu dans la lune Sous mes lunettes de soleil J'entre en soulevant les talons On a peut-être pas vu mon absence Mais ni employés ni patron Sont là pour me faire des remontrances Je vacille, je tourne en rond Y a personne ; comme c'est étrange ! Seul le calendrier me répond Bien sûr... c'est dimanche ! Ho ! Non, c'est pas vrai Le coq a vu Le jour se lever J'aurais dû rester dans mon lit Les volets fermés Au lieu de jouer au bras de fer avec mes paupières