La vie avant tout

Paroles : Jean-Michel Bartnicki.
Musique : Mario Campanozzi.
2000
Des souvenirs lui reviennent en mémoire
De drôles d'images racontant son histoire
Comme des paysages lointains et uniques 
Enfouis en elle tels des secrets magiques

Elle pensait bien les avoir gommés, oubliés
Tous ses moments heureux et privilégiés
Elle n'y attachait même plus d'importance
Elle qui vivait de bonheurs et de danses

Son quotidien était bien une fête insolente
Les heures annonçaient une joie permanente
Pourtant, un jour, tout son univers a basculé
Vers un autre monde glacé et sans pitié

Le regard fixe, perdu, rivé à un plafond blanc
Comme un linceul guettant ses derniers instants
Elle était déjà partie vers un éternel ailleurs
Où des ombres dressaient leur froide demeure

Des voix, des rires, des chants et des pleurs
Sont venus alors frapper à la porte de son coeur
C'étaient tous ses amis autour d'elle réunis
Qui venaient au secours de son âme démunie

Soudain, ces paysages lointains et uniques
Sont devenus plus proches, plus authentiques
Et tous ces êtres familiers si forts maintenant
Se sont approchés de son corps tout doucement

C'est alors que l'impensable miracle se produisit
Et elle qui n'était plus qu'une vivante en sursis
Se dressa plus belle que jamais sur son lit
Pour soulever le plafond, ce linceul blanc, trahi

Le regard fixe, perdu, rivé à un plafond blanc
Comme un linceul guettant ses derniers instants
Elle était déjà partie vers un éternel ailleurs
Où des ombres dressaient leur froide demeure

On raconte aussi que dans le ciel, des anges par milliers
Se sont posés sur son âme, et que le diable humilié
Ne put l'empêcher de réunir ses forces pour combattre
Elle avait assez attendu, elle était prête à se battre

Elle s'est alors réconciliée avec toute l'humanité
Et ses yeux n'ont plus craint cette absurde obscurité
Car aujourd'hui, de douces lumières brillent à jamais
Au plus profond de son être telles des paroles de paix

Elle s'est aussi mise à chanter, à crier, à affirmer
Que toutes ses heures oubliées, rejetées, enterrées
Étaient bien de l'amour et elle lança alors un appel
Aux oreilles de tous ces gens sains qui sommeillent

Le regard vif, défiant rassurée ce plafond blanc
Comme un linceul guettant ses derniers instants
Elle est bien revenue dans un quotidien meilleur
Avec d'autres anges, vers sa première demeure

À tous ceux qui souffrent, doutent, ou qui se plaignent
Pour des futilités où le superficiel les entraîne
N'oubliez pas l'histoire de ces anonymes proches d'ici
Qui ont compris que le plus important, c'est d'aimer la vie!



Ils ont interprété la chanson:

Michelle Lavallée (2002).

Parution initiale:

Donnée non disponible.