Et la voilà qui ferme la porte de sa chambre La porte de son âme et dit non, non, non ! Une toile de fond couverte de sang et d'idées sombres Qu'elle seule a peinte un soir sans raison, son, son Décore les murs gris, les murs noirs et les plafonds De son univers dépourvu de sens Sourire fondu en larmes seconde après seconde Avec pour seule berceuse le temps, temps, temps ! Seule ce soir, comme à tous les soirs Mais si seulement on pouvait la comprendre Cesserions-nous de frapper ? Frapper à la porte de son âme Et la voilà qui tourne carrément en rond Parcourant l'itinéraire de sa chambre Comment lui faire comprendre qu'est plus seule que seule Celle qui s'isole de ceux qui lui tendent, tendent, tendent Une main, une oreille sincèrement ouverte Mais qui auparavant fut si distante C'est ainsi qu'elle ne cesse de ressasser toutes les fois Où elle aurait voulu crier hé, hé, hé ! Pour une fois, écoutez-moi ! Mais si seulement on pouvait la comprendre Cesserions-nous de frapper ? Frapper à la porte de son âme Elle se sent si fatiguée Si seulement on pouvait la comprendre Cesserions-nous de frapper ? Frapper à la porte de son âme Seule ce soir Comme à tous les soirs À tous les soirs ! Mais si seulement on pouvait la comprendre Cesserions-nous de frapper ? Frapper à la porte de son âme Elle se sent si fatiguée Si seulement on pouvait la comprendre Cesserions-nous de frapper ? Frapper à la porte de son âme