Tout au bout d'une route au pied d'un cimetière À l'ombre des croix de nos père Se dressent les murs d'une maison tranquille Aux senteurs de bois si subtiles Dans la grange vieillie somnolent les tracteurs Comptant leurs années de labeur Une ancienne fontaine asséchée par le temps Accueille les guêpes au printemps C'est un abri pour mes pensées quand ça va mal C'est un répit inespéré quand tout s'emballe Dans la cour les graviers crépitent sous nos pas Le vent lèche les tuiles du toit Sous le vieux hangar se blottissent les stères Les tôles gémissent aux courants d'air Et l'immense portail aux couleurs fatiguées Lance des cris désespérés Le chien dresse l'oreille à chaque bruit de moteur C'est le gardien de la demeure C'est un abri pour mes pensées quand ça va mal C'est un répit inespéré quand tout s'emballe Et je savoure encore ses grandes soirées d'hiver Auprès d'un grand feu millénaire Ses braises brûlantes qui rougeoient de bonheur Qui nous diffusent la chaleur Ces parties de Rami tous autour de la table Jusqu'à des heures interminables Les chansons entonnées au hasard de l'esprit Les nuits de guitare entre amis C'est un abri pour mes pensées quand ça va mal C'est un répit inespéré quand tout s'emballe