Ils ont au fond des yeux La fureur des volcans Et la douceur d'un enfant Qu'ils prennent le maquis Qu'ils croupissent au mitard Ils reflètent le même regard Les anars lorsqu'ils parlent Ils racontent l'histoire De leurs luttes contre la tyrannie Les anars lorsqu'ils chantent Ils deviennent la flamme De tant d'humains endormis La liberté ou la mort La liberté ou la mort Ils sont de quotidiens Et ils sont de moissons Mais jamais de la même saison Certains viennent du Sud D'autres viennent du Nord Ils reflètent le même regard Si leurs voix s'alourdissent Au fil des années C'est toujours la même voix du passé Que l'on entend rugir Comme le font les torrents Pour ne pas mourir vivant La liberté ou la mort La liberté ou la mort Si parfois ils sont deux Ils peuvent être deux mille À gueuler dans les rues de Madrid De Madrid ou d'ailleurs Car qu'importe l'endroit Puisqu'ils suivent tous la même voie Les anars c'est des hommes Que l'on fusille en somme Quand des Franco croisent leurs chemins Les anars c'est des bombes Qui sautent et qui raisonnent Dans des casernes fascistes pantins La liberté ou la mort La liberté ou la mort C'est par un soir d'avril Dans une petite chambre Qu'une femme m'a fait comprendre Que l'anarchie existe Bien au-delà des mots Au-delà de ces romans-photos L'anarchie c'est un cri Un poids dans la poitrine Un combat contre la guillotine Et ce combat perdure Comme un ciel qui flamboie Dans l'espoir que l'anarchie vaincra La liberté ou la mort La liberté ou la mort La liberté ou la mort La liberté ou la mort...