La haine

Paroles : Jean-Michel Bartnicki.
Musique : Mario Campanozzi et Christine Davi.
2000
C'est la victoire du diable
La pouvoir des sans âmes
Deux mille ans d'histoires minables 
Pour encore plus de drames

C'est l'Europe des sages
Qui s'effrite et qui songe
À ces millions de visages
Pressés comme des éponges 

Pour recueillir leurs dents
Pour en faire des bijoux 
Oh ! Corps des innocents
Repas exquis pour ces fous

C'est la valse des pantins
Eins, zwei, eins, zwei
La danse des assassins
Eins, zwei, eins, zwei
C'est le Danube noir
Eins, zwei, eins, zwei
L'aigle du désespoir

C'est l'Histoire qui se répète
À l'aube du nouveau siècle
Comme une nouvelle défaite
Celle de la paix qu'on encercle

De tant de haines souveraines
Juste une poignée d'arriérés
Mélanges des cendres hitlériennes
Vampires aux crocs acérés

C'est cet enfant qui demande
À ses parents gênés et surpris
Par une clairvoyance si grande
Dites ! C'est quoi le mépris ? 

Alors le père et la mère se lèvent
Et s'embrassent en le regardant
Et pendant que leur baiser s'achève
Une colombe se pose sur l'enfant

C'est la valse des pantins
Eins, zwei, eins, zwei
La danse des assassins
Eins, zwei, eins, zwei
C'est le Danube noir
Eins, zwei, eins, zwei
L'aigle du désespoir

C'est aussi l'homme qui s'insurge
La mémoire qui prend les armes 
Pour dénoncer tous ces parjures 
Et pousser des cris d'alarme !

Ce sont tous ces cimetières
Des millions de nous-mêmes
Quelques atomes de poussière 
Qui se souviennent le teint blême 

De tous ces crimes gratuits
De ces tortures, de cette haine
Au service des bourreaux d'aujourd'hui 
La bande autrichienne hitlérienne

C'est la valse des pantins
Eins, zwei, eins, zwei
La danse des assassins
Eins, zwei, eins, zwei
C'est le Danube noir
Eins, zwei, eins, zwei
L'aigle du désespoir



NOTE DE L'AUTEUR:

"Je suis très choqué par le racisme qui ne cesse de progresser et notamment dans les pays démocratiques dits civilisés. Les récents événements politiques en Autriche et la prise du pouvoir par un gouvernement d'extrême droite m'ont révolté, dégoûté. C'est une honte pour les hommes et un affront à la mémoire de tous ces pauvres gens parqués dans des camps pour être exterminés, une insulte pour tous les autres, morts anonymes ou célèbres, pour la résistance et la défense de la liberté. J'ai écrit ce texte pour eux, avec eux ... Combien faudra-t-il encore de martyrs pour que ce monde vive enfin en paix ? Et pourtant, la terre est si belle..."

Ils ont interprété la chanson:

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Parution initiale:

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