C'est la victoire du diable La pouvoir des sans âmes Deux mille ans d'histoires minables Pour encore plus de drames C'est l'Europe des sages Qui s'effrite et qui songe À ces millions de visages Pressés comme des éponges Pour recueillir leurs dents Pour en faire des bijoux Oh ! Corps des innocents Repas exquis pour ces fous C'est la valse des pantins Eins, zwei, eins, zwei La danse des assassins Eins, zwei, eins, zwei C'est le Danube noir Eins, zwei, eins, zwei L'aigle du désespoir C'est l'Histoire qui se répète À l'aube du nouveau siècle Comme une nouvelle défaite Celle de la paix qu'on encercle De tant de haines souveraines Juste une poignée d'arriérés Mélanges des cendres hitlériennes Vampires aux crocs acérés C'est cet enfant qui demande À ses parents gênés et surpris Par une clairvoyance si grande Dites ! C'est quoi le mépris ? Alors le père et la mère se lèvent Et s'embrassent en le regardant Et pendant que leur baiser s'achève Une colombe se pose sur l'enfant C'est la valse des pantins Eins, zwei, eins, zwei La danse des assassins Eins, zwei, eins, zwei C'est le Danube noir Eins, zwei, eins, zwei L'aigle du désespoir C'est aussi l'homme qui s'insurge La mémoire qui prend les armes Pour dénoncer tous ces parjures Et pousser des cris d'alarme ! Ce sont tous ces cimetières Des millions de nous-mêmes Quelques atomes de poussière Qui se souviennent le teint blême De tous ces crimes gratuits De ces tortures, de cette haine Au service des bourreaux d'aujourd'hui La bande autrichienne hitlérienne C'est la valse des pantins Eins, zwei, eins, zwei La danse des assassins Eins, zwei, eins, zwei C'est le Danube noir Eins, zwei, eins, zwei L'aigle du désespoir