Coup de couteau dans ma mémoire Le temps se déplace pour me voir Il m’a déjà rattrapée Mais moi je dormais à poings fermés Des choses que je n’oublie pas Que je sens en les mordant Qui me laissent un sentiment D’un grain de sable entre les dents Oh, temps d’avant J’ai encore l’âme trempée Des larmes de mon père Des larmes aussi salées que l’eau de la mer Ce sel qui m’a forgée droite et autoritaire Comme le rocher face à la mer Oh, tant appris des vents Que je croyais contraires Que j’apprivoise subtilement Pour ce que je veux en faire Que j’ai voulu en faire Je me souviens encore Des paroles de mon père Quand il me disait Qu’elle pouvait mordre la mer Moi je ne le croyais pas J’étais forte et autoritaire Je n’avais donc pas peur de la mer J’ai encore l’âme trempée Des larmes de mon père Des larmes aussi salées que l’eau de la mer Ce sel qui m’a forgée droite et autoritaire Comme le rocher face à la mer