Jardin d'Éden

Paroles et musique : Landriault.
© 2001 Landriault - Diamant Noir

Une carte postale
Épinglée sur le mur
Comme un dessin d'enfant
Tes photos de voyage
Reposent sur l'amure
De ton corps défendant

Ta cicatrice elle brûle encore

Y a des ombres qui viennent
Et repartent à la traîne
Comme des gardiens pervers
Combien grande est ta haine
Que même la lumière
Te conduit en enfer

Ta cicatrice elle brûle encore
Ta cicatrice elle brûle encore

Y a tous ces oiseaux morts
Qui meublent le décor
De ton jardin d'Eden
Ils symbolisent le sort
D'une petite fille
Quand la bête se déchaîne

Ta cicatrice elle brûle encore
Ta cicatrice elle brûle encore

Malgré ce temps passé
Ces paroles futiles
Tous ces arbres coupés
Malgré tous ces chemins
Que tu as pris depuis
Pour mieux tout oublier

Ta cicatrice elle brûle encore
Ta cicatrice elle brûle encore

Toutes ces portes qui claquent
Tous ces verrous rouillés
Images décousues
Et cette balançoire
Qui t'a tant fait rêvé
Qu'est-elle devenue ?

Ta cicatrice elle brûle encore

Une maison de pierre
Entourée d'un parterre
Costume d'apparat
T'as passé ton enfance
À fuir une présence
Que tu savais déjà

Ta cicatrice elle brûle encore
Ta cicatrice elle brûle encore

Y a tous ces oiseaux morts
Qui hantent le décor
De ton jardin d'Eden
Ils symbolisent le sort
D'une petite fille
Quand la bête se déchaîne

Ta cicatrice elle brûle encore
Ta cicatrice elle brûle encore

Malgré ce temps passé
Ces appels anonymes
Dont tu n'as pas le clef
Malgré tous ces chemins
Que tu as pris depuis
Pour mieux tout oublier

Ta cicatrice elle brûle encore
Ta cicatrice elle brûle encore

T'as toujours dans la tête
Une poupée brisée
Des bruits de pas
Dans l'escalier
Lorsque la nuit descends
T'as peur de la pénombre
Lorsque la nuit descend
T'as même peur de ton ombre

T'as toujours dans la tête
Une poupée cassée
Une main qui te caresse
L'autre prête à te frapper
Y a dans ton univers
Une porte fermée
Que tu dois réouvrir
Que tu dois réouvrir

Ta cicatrice elle brûle encore
Ta cicatrice elle brûle encore

Et ces hommes
Qui se cachent
Dans l'embrasure d'une porte
Et qui guettent leur proie
Leur proie si petite
Leur proie si fragile
Puisque ce sont leurs propres enfants
Et ces hommes violent
Leur gamin de deux ans
Leur fillette de six ans
Leur garçon de douze ans
Mais ces hommes
Mais ces hommes
Ce ne sont pas des hommes
Ce ne sont pas des hommes
Ce sont des chacals
Ce sont des chacals
Qui ressemblent à des rats

Parle-moi de ton père
Parle-moi de ton père
Dis-moi ce qu'il t'a fait
Dis-le moi ton secret
Parle-moi de ton père
Parle-moi de ton père
Dis-moi ce qu'il t'a fait
Dis-le moi ton secret
Parle-moi de ton père
Parle-moi de ton père
Dis-moi ce qu'il t'a fait
Dis-le moi ton secret

Parle-moi de ton père
Parle-moi de ton père
Dis-moi ce qu'il t'a fait
Dis-le moi ton secret
Parle-moi de ton père
Parle-moi de ton père
Dis-moi ce qu'il t'a fait
Libère-toi, dis-le moi ton secret


Ils ont interprété la chanson:

Landriault (2001).

Parution initiale:

La rumeur de la foule de Landriault (2001, Mosaïque, 2 9912).