J'ai rêvé

Paroles et musique : Michel Décary.
1995
Au vent de ses passions, l'homme est comme un navire
L'aquilon qui l'emporte est celui qui l'abîme
Au début il s'élance, à la fin il chavire
Naufragé des tempête qui l'animent

J'ai rêvé à des orage délicats
À des pluies qui ne mouillent pas
J'ai rêvé d'une foudre sans éclats
D'un tonnerre qui ne rugit pas

La terre qui le nourrit est celle qui l'enchaîne
Le soleil qui le chauffe lui fait fermer les yeux
Toute part de bonheur est payée de sa peine
Chaque joie le fait mourir un peu

J'ai rêvé de roses qui ne piquent pas
D'une flamme qu'on tient dans ses doigts
J'ai rêvé d'une sirène sans voix
D'un mirage qui ne trompe pas

Comme un oiseau sans aile qui regarde les cieux
Il vise des sommets que jamais il n'atteint
Et c'est futilement qu'il s'en remet aux Dieux
Pour nier son implacable destin

J'ai rêvé d'un paradis sans au-delà
De miracles sans acte de foi
J'ai rêvé de victoires sans combats
D'un éden sans chemin de croix



Ils ont interprété la chanson:

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Parution initiale:

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