Hubert

Paroles et musique : Monique Paquin.
© Monique Paquin 2005


Ce texte est publié avec l'aimable autorisation de madame Monique Paquin.
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09-03-2005


Il rêvait de glisser ses mains
Le long d’un cou tout doux tout doux
De couler ses petits matins
Blotti au chaud peau contre peau

Oui mais pour les tendres discours
Il était nul, "N" majuscule
Les mots circulaient à rebours
Peine perdue, c’était fichu

Hubert, Hubert
Braquait plutôt pour l’offensive
Ses armes d’attraction massive
Deux revolvers : ses grands yeux pers

C’est dans le métro qu’insatiable
Son beau regard velours buvard
Cherchait des prunelles affables
Pour y plonger, pour s’y noyer

Il y trouvait des manigances
Des hypothèques et des comptes-chèques
Du vide ou de l’intolérance
Du m’as-tu-vu, du déjà vu

Hubert, Hubert
Revenait coup sur coup bredouille
De ses souterraines vadrouilles
Que des revers à l’inventaire

Et puis un jour, coup de théâtre
Il est frappé, pulvérisé
À coups de pupilles folâtres
Sans préambule il y bascule

Partout des désirs vagabondent
Fous à lier, en liberté
Si l’espace et l’espoir abondent
Pas plus d’ennuis que d’interdits

Hubert, Hubert
Nageait dans la béatitude
Voltigeait à haute altitude
Voluptuaire itinéraire

Il n’eut désormais qu’une envie
Prendre le train soir et matin
Parcourir ce nouveau pays
Trouver les clés de ses cités

Cette oculaire liaison
Tissait des liens au quotidien
Un jour elle se leva d’un bond
Alla vers lui et lui dit : Oui

Oui, oui, oui, oui
Je t’emmène dans tous mes voyages
Prends l’aller simple, sans bagages
Dans mon circuit, tout est compris

Histoire de refaire connaissance
Parfois ils vont dans un wagon
Se dénuder l’âme en silence
Puis rentrent heureux, plus amoureux

Il glisse lentement ses mains
Sur son long cou tout doux tout doux
Il coule ses petits matins
Blotti au chaud contre sa peau


Ils ont interprété la chanson:

Monique Paquin (2005).