Dans la chaleur épaisse d'un village d'Afrique, je t'imagine S'adonnant aux caresses du vent chaud des tropiques, je te devine Ne portant que sur toi un tissu de drap blanc, je te dessine Pensant à tes ébats sur des rythmes enivrants, moi je déprime Mais où es-tu, Femme Voyages ? Mais où as-tu posé tous tes bagages ? Mais où es-tu ? Je n'en peux plus Dans le grand froid glacial d'Oural ou Sibérien, je t'imagine Marchant près d'un canal, un cosaque à la main, je te devine Couverte de fourrures, de bottes de cuir noir, je te dessine Pensant aux aventures que tu vis au hasard, moi je déprime Mais où es-tu, Femme Voyages ? Mais où as-tu posé tous tes bagages ? Mais où es-tu ? Je n'en peux plus Sur un boulevard de Rome, le corps aux courants d'air, je t'imagine Faisant de l'oeil aux hommes, italiens et experts, je te devine Tu hantes de ton ombre les ruines d'un temple antique, je te dessine Quand je pense aux décombres de ta vie romantique, moi je déprime Mais où es-tu, Femme Voyages ? Mais où as-tu posé tous tes bagages ? Mais où es-tu ? Je n'en peux plus