Ème

Paroles : Jean-Luc Kockler.
© Jean-Luc Kockler - SACEM


Ce texte est publié avec l'aimable autorisation de monsieur Jean-Luc Kockler.
L'utilisation de celui-ci doit être effectuée de façon non lucrative.
Toute autre utilisation est interdite sans l'autorisation écrite de son auteur et/ou éditeur.
28-08-2007


Pourras-tu me pardonner de t'avoir fait pleurer 
Moi je ne me pardonne pas.
Était-ce son regard que j'ai croisé, lui qui me fixait…
Moi je ne sais pas.

Ta chevelure d'Angéla Davis
Tes jeans dans lesquels tes mains se perdaient
Et tes yeux qui brillaient quand nos regards se croisaient
Me hantent chaque jour comme un refrain sans fin.

J'étais ta nouvelle chose, celle que tu exhibais
Et moi ça m'amusait, j'en étais même flatté
On évitait nos moitiés en ce premier jour de l'été
Pour pouvoir nous retrouver dans la foule qui fêtait

Pourras-tu me pardonner de t'avoir fait pleurer 
Moi je ne me pardonne pas
Était-ce son regard que j'ai croisé, lui qui me fixait 
Moi je ne sais pas

On aurait voulu devenir anonymes 
Dans cette ville qui nous abritait 
Mais tous nous reconnaissaient, on en riait
On ne pouvait plus s'évader

On s'emballait dans  le tourbillon des sentiments nouveaux 
Je te prenais la main tu me caressais ma peau
On récitait comme on respirait 
Tous ces mots que l'on trouvait  beaux

Pourras-tu me pardonner de t'avoir fait pleurer 
Moi je ne me pardonne pas
Était-ce son regard que j'ai croisé, lui qui me fixait 
Moi je ne sais pas

On s'était rencontré parmi ceux qui chantaient
Et tout avait basculé sans plus rien contrôler
On se cherchait, on se retrouvait, on se quittait
Et puis un jour tout s'est figé

Je reste là à te deviner à travers des vitres fumées
Derrière ces fenêtres que tu avais fréquentées
Devant ce miroir où tes seins te magnifiaient
Dans un tableau que je n'imagine pas achevé

Pourras-tu me pardonner de t'avoir fait pleurer 
Moi je ne me pardonne pas
Était-ce son regard que j'ai croisé, lui qui me fixait 
Moi je ne sais pas

Tes bulles du premier ont déraisonné mes pensées
À te désirer  n'importe où, n'importe quand
Sans même l'amorce d'une brise de vent
D'avant la tempête qui finit par tout ensabler

Ème appelle-moi, dis-moi que je n'ai pas rêvé
Que nos  baisers ne seront pas que volés 
Que nos chemins ne se sont pas que croisés
Ème appelle moi, je voudrais te retrouver