Pourras-tu me pardonner de t'avoir fait pleurer Moi je ne me pardonne pas. Était-ce son regard que j'ai croisé, lui qui me fixait… Moi je ne sais pas. Ta chevelure d'Angéla Davis Tes jeans dans lesquels tes mains se perdaient Et tes yeux qui brillaient quand nos regards se croisaient Me hantent chaque jour comme un refrain sans fin. J'étais ta nouvelle chose, celle que tu exhibais Et moi ça m'amusait, j'en étais même flatté On évitait nos moitiés en ce premier jour de l'été Pour pouvoir nous retrouver dans la foule qui fêtait Pourras-tu me pardonner de t'avoir fait pleurer Moi je ne me pardonne pas Était-ce son regard que j'ai croisé, lui qui me fixait Moi je ne sais pas On aurait voulu devenir anonymes Dans cette ville qui nous abritait Mais tous nous reconnaissaient, on en riait On ne pouvait plus s'évader On s'emballait dans le tourbillon des sentiments nouveaux Je te prenais la main tu me caressais ma peau On récitait comme on respirait Tous ces mots que l'on trouvait beaux Pourras-tu me pardonner de t'avoir fait pleurer Moi je ne me pardonne pas Était-ce son regard que j'ai croisé, lui qui me fixait Moi je ne sais pas On s'était rencontré parmi ceux qui chantaient Et tout avait basculé sans plus rien contrôler On se cherchait, on se retrouvait, on se quittait Et puis un jour tout s'est figé Je reste là à te deviner à travers des vitres fumées Derrière ces fenêtres que tu avais fréquentées Devant ce miroir où tes seins te magnifiaient Dans un tableau que je n'imagine pas achevé Pourras-tu me pardonner de t'avoir fait pleurer Moi je ne me pardonne pas Était-ce son regard que j'ai croisé, lui qui me fixait Moi je ne sais pas Tes bulles du premier ont déraisonné mes pensées À te désirer n'importe où, n'importe quand Sans même l'amorce d'une brise de vent D'avant la tempête qui finit par tout ensabler Ème appelle-moi, dis-moi que je n'ai pas rêvé Que nos baisers ne seront pas que volés Que nos chemins ne se sont pas que croisés Ème appelle moi, je voudrais te retrouver