Tu t'actives sans trop y penser De pièce en pièce, de toilette en cendrier Tu vois du monde qui rit, t'entends du monde qui jouit Pis tu perds ton pantalon Tu parles de toi-même, tu dérapes dans la gêne Tu passes de mode comme de métier Tu pries ta mère, tu veux l'enfer Tu supplies la stupeur de t'arracher aux salons Tu connais les trucs, tu vois depuis longtemps en dessous des jupes T'as trop sniffé la poussière des déserts Le monde sonne faux, feng-shui, stucco Vérités revêtues de mensonges Les sourires, les désirs te cherchent en vain Mais tu balayes l'invitation du revers de la main Tu lèves ton verre, tout de même À la santé de l'empire de clous qui transperce tes mains Tu tires de l'arrière, tu déçois les espoirs de ton père Tu tricotes la honte pour t'abriter quand viennent les jours sombres