J'étais déjà placé et à ma place Quand tu m'abordas, le calepin bien en main Du ton le plus désintéressé Tu m'demandas si j'étais prêt à commander Sans le vouloir, tu venais de m'allumer Intérieurement, je me suis dit : "Vaudrait mieux que tu prennes les commandes" Mais pour le bien de notre histoire, je t'ai dit bêtement : "Oui" - Alors, ce sera quoi ? - Le service complet, euh! - C'est-à-dire ? - La table d'hôte C'est alors qu't'es revenue, armée d'ustensiles Et d'une nappette en papier Sur laquelle tu déposas le café chaud Qui laissa un cerne tel, un sceau Estampé sur mon coeur Oublie pas de réchauffer mon coeur et mon café Sans ça, je ne vaux plus rien J'étais figé devant tant de grâce Quand tu paradas avec les plats de mon festin J'avais tout absorbé et, encore assoiffé, tu rappliquas : "Encore un peu d'café ?" Une autre fois, tu venais de m'allumer Intérieurement, je m'suis dit : "Cette femme me renverse, même froide !" Et pour le bien de notre histoire J'aimerais tant qu'elle me dise "Oui !!" - Tout est à votre goût ? - Ah! si vous saviez ! - Quoi au juste ?... - Comme j'me sens comblé !!! J'ai ma tasse en otage Pour te voir revenir Emplir mon coeur et mon café Et faire battre des ailes, les papillons Voltigeant dans mon être Oublie pas de réchauffer mon coeur et mon café Sans ça, je ne vaux plus rien Sans toi, je ne suis plus rien...