Dans mon île

Paroles et musique : Landriault.
© 2000 Landriault - Diamant Noir

Et des fleurs torturées
Par des ombres chinoises
Pour ne pas avoir su
Vivre leur idéal
Indigeste repas
De tribus cannibales
En plein coeur d'Amérique
Orgasme doctrinal

Et des missiles planqués
Au milieu de ma ville
Attendant le moment
Des guerres imbéciles
Ces freluquets frelons
Jouissant pour de la frime
Rêvant à leur bouton
Vengeance fratricide

Tant que je n'aurai pas la tête
De tous ces cons débiles
Moi j'pourrai pas dormir
Ailleurs que dans mon île
Tant que j'n'aurai pas la tête
De tous ces cons débiles
Moi j'pourrai pas dormir
Ailleurs que dans mon île

Et l'on vasectomise
Des enfants de douze ans
Et l'on militarise
Des kangourous géants
Et de fil en aiguille
Des fascistes repentants
Se piquent à la morphine
Bourgeois tonitruants

On rigole on se marre
On fait lèche-vitrines
Pour des poupées de luxe
Modernes guillotines
Emballages truqués
Sous-produits d'aspirine
Pour de quelconques nuits
Alcôves anonymes

Tant que je n'aurai pas la tête
De tous ces cons débiles
Moi j'pourrai pas dormir
Ailleurs que dans mon île
Tant que j'n'aurai pas la tête
De tous ces cons débiles
Moi j'pourrai pas dormir
Ailleurs que dans mon île

Chaque matin ramène
Ces touristes merdeux
Entrant dans notre vie
Obstacles contagieux
Ces bouffeurs de harengs
Ayant mauvaise haleine
Nous soulèvent le coeur
De propos anathèmes

Postulants de carrière
Et putains d'arrivistes
Ils traînent leur carcasse
Un peu dans toutes les niches
À force d'aboyer
Un peu sur tous les tons
Ils parviennent à ramper
Dans leur cercle de cons

Tant que je n'aurai pas la tête
De tous ces cons débiles 
Moi j'pourrai pas dormir
Ailleurs que dans mon île
Tant que j'n'aurai pas la tête
De tous ces cons débiles
Moi j'pourrai pas dormir
Ailleurs que dans mon île

Tant que je n'aurai pas la tête
De tous ces cons débiles 
Moi j'pourrai pas dormir
Ailleurs que dans mon île
Tant que j'n'aurai pas la tête
De tous ces cons débiles
Moi j'pourrai pas dormir
Ailleurs que dans mon île


Ils ont interprété la chanson:

Landriault (2000).

Parution initiale:

La liberté ou la mort de Landriault (2000, Éditions Estoc, LM-002).