Dame Bêtise va flânant Au carrefour des divergences À l’impasse des discordances Dame Bêtise va flânant Dame Bêtise va traînant Dans le ruisseau des doléances Pour se donner bonne conscience Dame Bêtise va traînant Dame Bêtise Dame Bêtise va s’offrant Sur le trottoir de l’allégeance Éperdue de reconnaissance Dame Bêtise va s’offrant Dame Bêtise va froissant Les draps de son inconvenance Au lit de son intempérance Dame Bêtise va froissant Dame Bêtise Dame Bêtise va dansant Au bal de la concupiscence Toute fardée d’exubérance Dame Bêtise va dansant Dame Bêtise va léchant Les culs-bénits de l’ignorance Se rengorgeant d’insignifiance Dame Bêtise va léchant Dame Bêtise Dame Bêtise va forgeant Les grilles de l’intransigeance Et sur le fer des convenances Dame Bêtise va forgeant Dame Bêtise va jugeant Au tribunal des médisances Au mépris de toute prudence Dame Bêtise va jugeant Dame Bêtise Dame Bêtise va prêchant Dans le désert de l’innocence Bien que bornée d’incompétence Dame Bêtise va prêchant Dame Bêtise va creusant La tombe aux belles espérances Et puis repue d’inexistence Dame Bêtise va mourant Dame Bêtise