Je voudrais ajouter À ce que je n’ai pas dit Ce moment de silence Que je n’ai pas compris Quand le verbe s’est fait chair J’étais déjà trop loin J’ai fait un pas en arrière Mais j’ai perdu mon chemin On s’attarde parfois Beaucoup plus qu’il ne faut Et les secondes passent Comme passent les mots Une feuille s’épivarde Dans une mare d’eau Le temps qu’on la regarde L’amour nous tourne le dos J’ai pas de temps à perdre Ni de temps à gagner Si je la trouve superbe C’est que superbe elle est Et je n’ai pas d’excuse D’excuse à me donner Car je remets mon coeur Simplement à ses pieds Si elle devient le glaive Pour appuyer mes dires Moi je deviens tendresse À son moindre sourire Je rêve peut-être En disant tout cela Mais je veux y croire encore Et encore j’y crois L’anarchiste n’est pas mort Il résiste et perdure Mais elle m’a délivré De cette grande froidure Que je portais en moi Et le combat que je mène Elle le menait déjà Contre la bêtise humaine J’ai pas de temps à perdre Ni de temps à gagner Car je la trouve superbe C’est que superbe elle est Et je n’ai pas d’excuse D’excuse à me donner Car je remets mon coeur Simplement à ses pieds