C'est la ballade du pays noir

Paroles et musique : Jean Bodart.
1987

Terrils échauffés 
Autoroutes écartelées 
Dans terres compressées 
Atmosphère pasteurisée 
Acide sulfuré 
Se lever tôt matin 
Brouillard et grain 

C'est la ballade noire 
D'un enfant de la terre 
C'est la ballade noire
D'un enfant de la mer 

Se lever tôt matin 
Pour se faire brûler les pieds 
Acide sulfuré
Fonte à huit cent degrés 
Qui te crèvent les yeux 
Main coupée par du novopan aggloméré
Se lever tôt matin 
Cheveux ébourriffés pour rien 

C'est la ballade noire 
D'un enfant de la terre 
C'est la ballade noire 
D'un enfant de la mer 
C'est la ballade noire
D'un enfant de la terre

Ballade noire
Ballade rouge d'un pays noir
Emploi compressé de son temps
Exploité par les heures les minutes et les secondes
Cale humide et puante
Lourdeur de tes épaules
Incertitude de ton devenir
Houle néfaste
Marée tuante noire, noire, noire

C'est la ballade noire 
D'un enfant de la terre 
C'est la ballade noire 
D'un enfant de la mer

Espoir, espoir d'un pays noir
Où est l'espoir du pays noir ?

C'est la ballade noire 
D'un enfant de la terre 
C'est la ballade noire 
D'un enfant de la mer

Espoir, espoir d'un pays noir
Espoir, espoir d'un pays noir
Où est l'espoir du pays noir ?



Ils ont interprété la chanson:

Jean Bodart (1987).

Parution initiale:

Parole discrète de Jean Bodart (1987, Chansem, JB87001).