Minuit sonne feint de blanc Et mes yeux fixent les contretemps Quelques somnifères pour fermer les paupières Jusqu'au jour où tous nous verrons la lumière des lumières ! Les gens heureux n'ont pas d'histoire Moi j'annonce les miennes aux babillards Une jeunesse à vendre, des rêves à liquider Tant qu'à tout perdre, je préfère encore tout donner Miroir, miroir dis-moi où j'en suis Près de l'enfer ou loin du paradis ? Je croule sous le poids de mes ailes d'argile Et mes faux dieux sont volatiles J'ai gravé mon nom dans les débris Au fond du baril Quand j'ai sauvé mon coeur Des eaux froides et amères À des années-noirceur de tout J'ai étiré la lumière J'ai pu sauver mon coeur Grâce à cette prière : Notre père... Bien souvent c'est en tombant Qu'on trouve l'essentiel et qu'on apprend Mais là y'a une limite à mordre la poussière Le nez au sol on finit tous par manquer d'air... J'manque d'air ! Miroir, miroir qui est le plus beau Le roi des cons ou le dernier des sots ? Je nage dans la brume d'une matinée fragile Comme un vulgaire poisson d'avril J'ai gravé mon nom dans les débris Au fond du baril Quand j'ai sauvé mon coeur Des eaux froides et amères À des années-noirceur de tout J'ai étiré la lumière À des années-noirceur là où J'ai puisé cette prière Notre père qui êtes aux cieux Que votre nom soit sanctifié Et que votre règne vienne À moi, en moi Raviver mes cendres et porter ma croix J'ai touché le fond du baril J'ai quitté le fond du baril Car j'ai sauvé mon coeur Des eaux froides et amères À des années-noirceur de tout J'ai étiré la lumière À des années-noirceur là où J'ai puisé cette prière J'ai pu sauver mon coeur Grâce à cette prière Faites pas semblant de rien voir Vous êtes la lueur de l'espoir Et comme des phares sur la mer Contre les marées austères Il vous faudra y croire Vous êtes la lueur de l'espoir Et comme des phares sur la mer Contre les marées austères Il vous faudra y croire Nous sommes la lueur de l'espoir Et comme des phares sur la mer Contre les marées austères Il nous faudra y croire Nous sommes la lueur de l'espoir Et comme des forces sur la mer Contre les marées austères Il nous faudra y croire