Quand le soir le ciel se rapproche Quand la nuit la lune se brûle Venant frotter le feu des torches Contre le dos des libellules Tous les voiliers rentrent en silence Sans déranger les eaux du Nil On voit la palmeraie qui danse En berçant les herbes immobiles Elle passe entre se doigts le sable Assise aux pieds des pyramides Elle sait que c'est la faute au diable Si depuis ses yeux sont humides Depuis que les Dieux l'abandonnent Emportant son Roi-Pharaon Elle reste seule pharaonne Reine des aigles et des faucons Akhénaton dis À qui doit-on ce qui est peint sur ton corps Akhénaton dis À qui doit-on les écrits sur tes décors Akhénaton dis À qui doit-on ce qui est peint sur ton corps Akhénaton dis Ah, que n'a-t-on dit, vis-tu ou es-tu mort ? Elle a regardé son visage Son roi sur un mur de profil Lorsque les prêtes et puis les sages Ont posé du khôl à ses cils Alors elle a lu les messages Déchiffré les derniers dessins Assise au fond d'un sarcophage Alignés par deux les parfums Akhénaton dis À qui doit-on ce qui est peint sur ton corps Akhénaton dis À qui doit-on les écrits sur tes décors Akhénaton dis À qui doit-on ce qui est peint sur ton corps Akhénaton dis Ah, que n'a-t-on dit, vis-tu ou es-tu mort ? Depuis que les vents dansent encore Mêlant les cheveux des esclaves Et que tous les marins des ports Sont allés border leurs épaves Depuis ce jour-là sur le Nil Au coeur du plateau de Ghizeh On sait que les statues d'argile Ont gardé le coeur en papier Akhénaton dis À qui doit-on ce qui est peint sur ton corps Akhénaton dis À qui doit-on les écrits sur tes décors Akhénaton dis À qui doit-on ce qui est peint sur ton corps Akhénaton dis Ah, que n'a-t-on dit, vis-tu ou es-tu mort ?