Sens-tu la brûlure glacée qui assaille ton corps L'odeur horrible et visqueuse qui émane de tes pores La douleur vorace qui partout te perfore Pourtant tu n'es pas mort, ou du moins pas encore Pourtant vu de l'extérieur t'as plutôt bonne image Mais c'est à l'intérieur que s'effectue le carnage T'as l'air un peu faible, soit, tes yeux sont fatigués Mais rien ne laisserait présager que tu vas nous quitter Il y a de ça quelques mois tu semblais en santé On aurait dit que t'allais vivre pour l'éternité Mais le mal était fait même si pas apparent Il était bien présent incubant en ton sang Tu aurais pourtant dû te douter Que tes périlleux plaisirs allaient t'achever Qu'un jour ton party allait se terminer Que la nuit allait bientôt tomber Tout ce temps gaspillé à te défoncer À te crever les veines d'un pieux envenimé Le monde était trop laid pour que tu puisses l'affronter Pour te payer ton poison y'avait que la prostitution T'aurais tellement voulu t'en sortir Non ! Tu n'avais pas le droit de partir Y'avait encore tellement de choses que j'avais envie de te dire Pourquoi la vie doit-elle tant faire souffrir Tu m'avais demandé de te mentir De te garantir qu'y'avait un avenir Qu'y'tait pas nécessaire de tout détruire Que la vie n'était qu'une partie de plaisir Tout ce qui me reste de toi, c'est un bout de sourire